Environnement : qui paiera la facture ? demande l’OCDE

L’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) prévoit des « dommages irréversibles » si des mesures environnementales ambitieuses ne sont pas bientôt entreprises.

La bonne nouvelle est que l’OCDE évalue que ces politiques pourraient être adoptées à faible coût, soit environ 1 % du PIB mondial prévu en 2030. Il faut toutefois déterminer qui va payer cette facture…Le secrétaire-général de l’OCDE, Angel Gurría, souligne que l’un des principaux défis à résoudre sera de déterminer « qui va payer quoi » :« L’aspect distributionnel sera aussi important que le progrès technologique et le choix des instruments [politiques]. Trouver les meilleures solutions nécessitera une volonté politique et une coopération internationale d’une échelle sans précédent », explique-t-il.

Le dirigeant de l’OCDE a identifié quatre secteurs d’intervention clés : les changements climatiques, l’appauvrissement de la diversité biologique, l’accès à l’eau et l’impact de la pollution sur la santé.Dans « Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2030 », l’organisation basée à Paris stipule qu’il faut avant tout miser sur les mécanismes de marché, comme la tarification de l’eau, l’échange de quotas d’émissions, la taxation des déchets,…

« Afin de contenir les coûts et de fournir des incitatifs à l’innovation, les politiques doivent apposer un prix sur les « mauvais » choix, plutôt que de subventionner les « bons » choix », explique M. Gurrià.Il ajoute que les défis environnementaux actuels ne peuvent pas être réglés uniquement pas des ministres de l’environnement : ils ont besoin d’un soutien actif du premier ministre et du reste du cabinet.

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